Pourquoi et comment sommes-nous passés de la « Marche des Beurs » de 1983, revendiquant l’égalité et la pleine citoyenneté française, à un nouvel investissement de la religion musulmane qui, selon certains, frappe aux portes de l’école ? C'est ce processus complexe que Samia Langar analyse dans cet ouvrage.
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06 mars 2022
Islam et école en France - Samia Langar
Pourquoi et comment sommes-nous passés de la « Marche des Beurs » de 1983, revendiquant l’égalité et la pleine citoyenneté française, à un nouvel investissement de la religion musulmane qui, selon certains, frappe aux portes de l’école ? C'est ce processus complexe que Samia Langar analyse dans cet ouvrage.
15 février 2022
Pieds-blancs - Zoubeir Ben Bouchta
23 décembre 2021
Le rapport chinois - Pierre Darkanian
20 novembre 2021
Le cercueil de Job - Lance Weller

09 octobre 2021
La porte du voyage sans retour - David Diop

05 septembre 2021
Tant que je serai noire - Maya Angelou

Figure emblématique de l’histoire des États-Unis, Maya Angelou s’est engagée corps et âme dans le XXe siècle américain. Tant que je serai noire débute en 1957 lorsque, décidée à devenir écrivain, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l’activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l’époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, et les leaders du mouvement des droits civiques, Malcolm X et Martin Luther King. Enfin, conquise par Vusumzi Make, qui se bat pour la liberté des Noirs d’Afrique du Sud, elle part vivre en Afrique, théâtre des luttes anticolonialistes, où elle devient journaliste. Ce récit autobiographique dessine le portrait d’une femme exceptionnelle qui a intégré, jusqu’au cœur de sa vie intime, une véritable révolution mondiale, culturelle et politique.
16 février 2021
Ne t'enfuis plus - Harlan Coben

30 janvier 2021
Les lettres d'Esther - Cécile Pivot

À la mort de son père, Esther, libraire du nord de la France, décide d’ouvrir un atelier d’écriture épistolaire, en souvenir de la correspondance qu’ils entretenaient tous les deux. Cinq personnes répondent à son annonce : Jeanne, 70 ans, dont la colère contre les dérives de la société actuelle reste toujours aussi vive ; Juliette et Nicolas, un couple démuni et désuni face à une sévère dépression post-partum ; Jean, un businessman cynique qui ne trouve plus de sens à sa vie ; Samuel, un adolescent rongé par la culpabilité qui ne parvient pas à faire le deuil de son frère, mort d’un cancer.
Tous aspirent à bien autre chose qu’à apprendre à écrire, et au fil des lettres, des solitudes sont rompues, des liens se renouent, des cœurs s’ouvrent, des reprochent s’estompent, des mots/maux trop longtemps tus sont enfin écrits, des peurs et des chagrins sont exorcisés.
Ces correspondances croisées seront une véritable leçon de vie dont chaque participant ressortira profondément transformé, prêt à s’ouvrir au bonheur et à la réconciliation, qu’ils se trouvent dans une cabine téléphonique au fin fond du Japon, dans la douceur d’une brioche ou dans les yeux d’un bébé. Un roman épistolaire pétri d’humanité et d’amour de la vie.
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Nouvelle lecture de la rentrée littéraire 2020 proposée par le Comité de lecteurs de la bibliothèque auquel je participe, parallèlement au Club de lecture de la librairie que je fréquente. Sur les 6 titres de la sélection pour le rendez-vous de janvier, il me semble que celui-ci est le seul qui ne soit pas un premier roman.
Ce récit à un petit côté désuet et romantique, faisant revivre pour notre plus grand bonheur le temps des correspondances épistolaires, celui d'avant internet et WhatsApp. J'ai adoré le principe de ce roman : en réponse à la proposition d'une libraire lilloise, 5 inconnus sont invités à échanger des lettres. Ils doivent se choisir chacun deux correspondants et écrire en répondant aux consignes de la libraire. Les participants étant en nombre impair, la libraire doit également se prêter au jeu.
Se livrer par écrit lorsqu'on ne se connaît pas n'est pas un exercice facile. Mais chacun va finir par nouer des relations sincères avec ses correspondants. A travers ces lettres, plus ou moins longues, le lecteur partage non seulement la vie de ces 6 protagonistes qui se racontent avec plus ou moins de profondeur selon leur tempérament, mais on découvre aussi leurs caractères à travers leurs mots, leurs réactions aux courriers des autres, leur compassion ou leur agacement parfois. Chacun des six écrivains en herbe se dévoile petit à petit. Tous évoluent grâce à ses échanges qui finalement engagent peu dans la mesure où ils ne se connaissent pas, mais qui leur apportent beaucoup.
Les sujets abordés touchent à l'intime : l'éloignement d'une mère et de sa fille, l'absence d'un père qui n'était pas fait pour la vie de famille, le deuil d'un frère et la souffrance de ceux qui restent... et puis bien sûr la dépression du post partum, qui m'a beaucoup touchée tant ce sentiment est éloigné de l'enchantement qu'à été pour moi la naissance de ma fille. Quelle souffrance pour cette mère qui n'entre pas dans les codes de la maternité heureuse qu'impose notre société ! Quelle incompréhension et incrédulité pour le père de l'enfant. L'idée de participer à cet atelier vient de la psychologue de la jeune femme pour qui la correspondance doit leur permettre de se retrouver et de se parler. J'ai trouvé cette idée tellement originale et sensible.
Malgré ces sujets douloureux et forts, j'ai trouvé ce livre un peu facile ou superficiel. J'ai trouvé qu'il manque un peu d'épaisseur et de densité. Néanmoins, j'ai aimé cette atmosphère douce et un peu éthérée, ce côté un peu suranné des échanges épistolaires. J'ai apprécié la sincérité des personnages dans leurs échanges, leur capacité d'écoute et d'empathie. J'avais commencé à écrire ce billet en pensant le faire paraître dans le challenge Feel Good de Soukee. Finalement il n'y sera pas, mais je pense qu'il répond bien aux critères du genre : c'est une histoire originale, qui fait du bien et donne une vision positive et optimiste de la vie et des gens. Un récit léger et accessible. Mais ce classement ne doit pas faire oublier l'originalité de la construction et du parti pris littéraire.
Une belle histoire qui vous donne envie de reprendre la plume et le papier et d'échanger des lettres.
Les lettres d'Esther - Cécile Pivot
Editions Calman-Levy - août 2020 - 320 pages
D'autres avis chez Mumu dans le bocage, Les livres d'Eve ou encore Collection de livres.
27 janvier 2021
Le jardin de Minuit - Edith



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| Cette semaine chez Moka Milla |
11 janvier 2021
La péninsule aux 24 saisons - Mayumi Inaba

Dans un paysage de mer et de falaises d'une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d'elle-même et passe des jours heureux d'une grande douceur.
En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l'apprentissage des vingt-quatre saisons d'une année japonaise. A la manière d'un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de fraises des bois, compose des haïkus dans l'attente des lucioles de l'été, sillonne la forêt, attentive aux présences invisibles, et regarde la neige danser.
Dans ce hameau au bord du monde, l'entraide entre voisins prend toute sa valeur, les brassées de pousses de bambou déposées devant sa porte au moment de la récolte, et les visites chaleureuses à l'atelier du miel de son amie Kayoko.
Vingt-quatre saisons, c'est le temps qu'il faut pour une renaissance, pour laisser se déployer un sensuel amour de la vie.
*****
Je ne sais pas bien en quoi consiste un roman Feel Good... En regardant les définitions sur divers blogs et sites littéraires, je vois que l’objectif de ce type de roman est de faire en sorte que le lecteur se sente bien, comme dans un cocon. Il doit avoir l’impression d’ouvrir une parenthèse salutaire et de respirer dans son quotidien parfois morose (Librinova). Je lis aussi que ces ouvrages sont faciles à lire, avec une couverture colorée et un titre long... C'est sur la base de cette définition que j'ai choisi de vous parler de ce texte que j'ai lu pendant les vacances d'avril.
Cela faisait longtemps que j'avais ce livre dans ma bibliothèque (il est paru en France en 2018). Les dessins colorés de la couverture m'avaient tapé dans l'œil, de même que son titre et la quatrième de couverture. La période du confinement et les beaux jours d'avril m'ont donné envie de m'y plonger, confortablement installée dans mon jardin. Le thème de ce récit convenait parfaitement à mon état d'esprit du moment, et, je pense, à la définition du roman Feel Good.
"Je me penche sur la profondeur des ténèbres silencieuses où ni voiture ni âme ne passe, et mon oreille savoure l’ineffable plaisir d’être absorbée par la densité du silence."
Il ne se passe pas grand chose dans ce récit. Une femme d'à peine 60 ans, qui vient de vivre une rupture amoureuse, décide que quitter sa vie hyper active et bouillonnante de Tokyo pour rejoindre un petit coin de nature en bord de mer et de forêt. Elle y possède une cabane dans laquelle elle vient régulièrement passer quelques jours. Mais cette fois-ci, elle s'éternise. Son métier de traductrice lui permet de travailler sur place, et de lever le pied aussi. On découvre alors sa vie entre la mer et les marais, les bois qui bordent son terrain. On rencontre les voisins avec lesquels elle découvre l'élevage des abeilles et la production de miel, avec qui elle échange des banalités ou des pots de confiture. Ce à quoi nous invite surtout Mayumi Inaba, c'est à prendre le temps de regarder la nature, de la sentir, d'écouter les chouettes ou les moustiques, suivre les sentiers qui cheminent dans les bois ou en bord de mer, observer les camélias...
Au cours de cette année passée à l'écart de l'effervescence du monde, au cours de ces 24 saisons japonaises, l'auteure nous invite à ralentir le rythme, à prendre le temps, pour nous, pour les autres et pour observer la nature. Le texte est poétique et on savoure le temps passé à observer la proue de la barque qui dépasse du marais, ou les lucioles qui illuminent la nuit. Il n'y a pas de surprises dans ce livre : c'est un moment agréable à savourer simplement. Si j'ai par moments trouvé le récit un peu fade, j'y suis vite revenue pour y musarder avec la narratrice et y puiser des moments de tranquillité et de douceur.
Un récit léger, qui nous ramène à l'essentiel et nous apaise. Un roman Feel Good pour bien commencer l'année.
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| Ma 6ème participation au Challenge Feel Good 2021 |
28 décembre 2020
Le coeur qui tourne - Donal Ryan
"Ils se sont mis à l'aimer, alors, ou plutôt ils aimaient ce qu'il représentait pour eux, ce qu'ils pensaient voir en lui : quelqu'un qui aurait pu aisément prétendre à un autre genre de vie, mais qui pourtant avait choisi la leur : la rancœur et l'amertume, le whisky allongé à l'eau dans les vieux verres ternis, les salles sombres des pubs de campagne envahis de toiles d'araignées, les toilettes barbouillées de merde, le sang mêlé à la pisse et une fin prématurée."
07 décembre 2020
La fièvre - Sébastien Spitzer
"L'histoire fait des rimes tristes avec les faibles, elle tisse des tragédies dans les têtes imbéciles pour déjouer le quotidien, prendre le banal de court. C'est toujours la même chose. A chaque fois, ces gamines se font prendre, corps et fric."
"Il y a eu tant de morts. Des centaines ! Des milliers, paraît-il ! Soit. Des milliers ! Ces chiffres ne veulent rien dire. Des milliers, ça fait combien de Sonia ? Comment s'appelaient-ils, tous ces gens ? Des chiffres sans noms ne font pas des morts."
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| 1ère lecture RL 2020 |
03 décembre 2020
Je suis la bête - Andrea Donaera
Domenico Trevi, dit Mimì, est à la tête de la Sacra Corona Unità, la principale organisation mafieuse des Pouilles. Lorsque son fils se donne la mort, il lui faut trouver un bouc émissaire. La jeune Nicole, qui aurait éconduit son fils au point de lui briser le cœur, apparaît comme la coupable idéale. Dès lors, entre fureur et secrets de famille, s’enclenche une spirale de folie et de violence à laquelle il sera difficile d’échapper… Multipliant les points de vue, Andrea Donaera construit un roman polyphonique d’une rare puissance, maîtrisant de main de maître une narration tout en tension qui explore au plus près les sentiments cachés, la perte de l’innocence et la part d’ombre en chacun de nous.
"Et Mimi pense qu'il va les tuer tous. Tous, s'ils ne partent pas, s'ils ne partent pas d'ici, s'ils ne le laissent pas seul. Mimi va faire un carnage, il va les tuer tous."
Le lecteur débarque en plein recueillement familial autour du cercueil de Michele, le fils de Mimi, chef d'une organisation mafieuse de la région des Pouilles en Italie. Si la SCU est bien réelle, le sujet n'est pas d'en dépeindre l'organisation et les rites, mais d'entrer dans le fonctionnement terrifiant d'un clan. On découvre page après page, la perception de chacun des protagonistes essentiels de l'histoire face à la tempête déchaînée par la mort de Michele. Le père, Mimi, que l'on voit progressivement sombrer dans la folie, la fille, qui peut-être aurait dû partir avant qu'il ne soit trop tard, la mère, qui est restée jusqu'à en perdre la raison, Nicole, la coupable présumée, jeune innocente que la folie meurtrière ne tardera pas à rattraper, et Véli dont on ne sait pas trop combien il est coupable ou innocent mais qui tient l'équilibre entre espoir et tragédie. Le tout sur fond de la musique désormais mythique de Nirvana.
Un récit prenant, addictif et lancinant, comme la musique du groupe américain. L'auteur a un style cadencé, répétitif, fait de petites phrases percutantes, saccadées. J'ai été perturbée par ce style au début de ma lecture je dois le reconnaître. Mais l'univers oppressant et malsain dessiné par l'auteur pousse le lecteur vers la fin pour savoir comment toute cette folie va bien pouvoir s'arrêter.
"Et Arianna pense qu'elle va les tuer tous. Tous, s'ils ne partent pas, s'ils ne partent pas d'ici, s'ils ne la laissent pas seule. Arianna va faire un carnage, elle va les tuer tous."
Une belle mécanique et un style travaillé et original pour un roman où il m'a quand même manqué un peu d'âme et d'émotion. Un premier roman qui mérite qu'on s'y arrête.
Pour compléter, découvrez le billet de Titine sur Plaisirs à cultiver.
Je suis la bête, Andrea Donaera
Editions Cambourakis, septembre 2020, 216 pages
22 avril 2020
Le sabotage amoureux - Amélie Nothomb

16 avril 2020
Trump - Alain Badiou
12 avril 2020
Les soldats de Salamine - Javier Cercas

10 décembre 2019
Le Ghetto intérieur - Santiago H. Amigorena

30 novembre 2019
Un monde sans rivage - Hélène Gaudy

11 juin 2019
On est foutu, on pense trop ! : Comment se libérer de Pensouillard le hamster - Serge Marquis

13 mai 2019
Fleurs de tempête - Philippe Le Guillou

- Article 353 du code pénal, Tanguy Viel
Et j'ai donc découvert les 4 autres propositions :
- La fille à histoires, Irène Frain
- Rade amère, Ronan Gouézec
- Trois éclats toutes les vingt secondes, Françoise Kerymer
Je termine mon voyage en terre bretonne avec l'ouvrage de Philippe Le Guillou, Fleurs de tempêtes. Je repars avec cette dernière lecture dans l'univers évocateur et inspirant de la pointe du Finistère. Un petit bout de terre, entre Camaret, Le Faou, Brest, et jusqu'à l'Ile de Sein… qui était déjà le territorie éloquent des récits de Tanguy Viel, Ronan Gouézec et Françoise Kerymer. Dans ce Fleurs de tempêtes, l'auteur nous fait naviguer entre Brest et Paris, à la découverte d'univers à jamais perdus.











