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21 décembre 2021

La femme gelée - Annie Ernaux

    
  
Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un "cadre", mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c'est une femme gelée. C'est-à-dire que, comme des milliers d'autres femmes, elle a senti l'élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d'enseignante. Tout ce que l'on dit être la condition "normale" d'une femme.

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Il m'a fallu beaucoup de temps pour en venir à lire Annie Ernaux. Et pourtant mes lectures tournant autour du thème de la condition des femmes m'y ont souvent renvoyé. J'ai commencé avec La femme gelée qu'il m'a pourtant fallu longtemps à apprivoiser. J'ai relu les premières pages de nombreuses fois pendant 2 ou 3 semaines... avant de finir par abandonner.

05 mai 2020

Tous les vivants - C.E.Morgan

 

Orren et Aloma sont deux âmes à vif, deux jeunes êtres à fleur de peau. Elle est orpheline, élevée dans une école missionnaire catholique et dotée d'un talent rare pour le piano. Il est fils de fermiers, fier et taciturne. Ils sont amoureux et leur vie bascule le jour où la famille d'Orren meurt dans un accident de voiture, le laissant responsable d'une vaste plantation de tabac, d'une terre aride et d'une maison silencieuse où flotte encore la présence des êtres disparus. Livrée à elle-même dans ces lieux si peu familiers au cœur des montagnes du Kentucky, Aloma devra trouver sa place dans cette nouvelle vie, déchirée entre son désir de conserver sa liberté de femme et la nécessité de se soumettre aux engagements du couple. Tous les vivants a la puissance évocatrice d'une parabole et le charme intemporel d'un conte. C. E. Morgan y dresse un remarquable portrait de femme, intime et saisissant, et dépeint avec une éclatante justesse le processus d'enracinement des êtres au sein d'une terre et d'une famille.

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25 avril 2020

Comme les amours - Javier Marias

  

Chaque matin, dans le café où elle prend son petit déjeuner, l'éditrice madrilène María Dolz observe un couple qui, par sa complicité et sa gaieté, irradie d'un tel bonheur qu'elle attend avec impatience, jour après jour, le moment d'assister en secret à ce spectacle rare et réconfortant. Or, l'été passe et, à la rentrée suivante, le couple n'est plus là. María apprend alors qu'un malheur est arrivé. Le mari, Miguel Desvern, riche héritier d'une compagnie de production cinématographique, a été sauvagement assassiné dans la rue par un déséquilibré. Très émue, elle décide de sortir de son anonymat et d'entrer en contact avec sa femme, Luisa, qui est devenue un être fragile, comme anesthésié par la tragédie. Dans l'entourage de Luisa, María rencontre Javier Díaz-Varela, le meilleur ami de Miguel, et elle comprend vite que les liens que cet homme tisse avec la jeune veuve ne sont pas sans ambiguïté. Bien au contraire : cette relation jette une ombre troublante sur le passé du couple, sur la disparition de Miguel, sur l'avenir de Luisa et même sur celui de María.

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05 décembre 2019

Les choses humaines - Karine Tuil

 


Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

13 mai 2019

Fleurs de tempête - Philippe Le Guillou

Voici ma dernière lecture pour le prochain Comité des lecteurs de la bibliothèque Libre Cour qui se réunira autour des auteurs bretons. J'avais déjà lu deux des 6 titres proposés :
   - A l'angle du renard, Fabienne Juhel
   - Article 353 du code pénal, Tanguy Viel

Et j'ai donc découvert les 4 autres propositions :
   - La fille à histoires, Irène Frain
   - Rade amère, Ronan Gouézec
   - Trois éclats toutes les vingt secondes, Françoise Kerymer

Je termine mon voyage en terre bretonne avec l'ouvrage de Philippe Le Guillou, Fleurs de tempêtes. Je repars avec cette dernière lecture dans l'univers évocateur et inspirant de la pointe du Finistère. Un petit bout de terre, entre Camaret, Le Faou, Brest, et jusqu'à l'Ile de Sein… qui était déjà le territorie éloquent des récits de Tanguy Viel, Ronan Gouézec et Françoise Kerymer. Dans ce Fleurs de tempêtes, l'auteur nous fait naviguer entre Brest et Paris, à la découverte d'univers à jamais perdus.

19 décembre 2018

2018 - Mes lectures BD de l'année

Je ne suis pas une grande connaisseuse de l'univers BD, mais j'en suis curieuse. Les rdv BD de la semaine me permettent de me tenir informée et de découvrir de nouveaux titres que j'aurai ensuite plaisir à retrouver à la bibliothèque (ou parfois à la librairie).

Pour ce dernier rendez-vous 2018, je vous propose les trois titres qui m'ont le plus convaincue cette année, dans trois styles très différents. Il y a d'abord Ar-Men, d'Emmanuel Lepage, puis Les contes de la ruelle de Nia Jun, et enfin Les beaux étés de l'incontournable duo Zidrou & Jordi Lafebre.

Petit retour en arrière… cliquez sur les couvertures pour découvrir le billet complet.


https://itzamna-librairie.blogspot.com/2018/12/ar-men-emmanuel-lepage.html

https://itzamna-librairie.blogspot.com/2018/04/les-contes-de-la-ruelle-nie-jun.html   https://itzamna-librairie.blogspot.com/2018/11/les-beaux-etes-t4-le-repos-du-guerrier.html


Et vous ? Quelles auront été les BD qui vous auront séduites en 2018 ?

Pour découvrir la sélection 2018 des autres participants à La BD de la semaine, rendez-vous cette semaine chez Moka Milla. Et rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle saison de La BD de la semaine !



Les BD de l'année 2018 chez Moka




15 décembre 2018

Prisonniers du paradis - Arto Paasilinna

Je n'avais  pas vraiment l'intention de relire du Paasilinna : mon expérience avec Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison m'avait suffit. J'avais été très déçue par ma lecture, un rythme trop lent, des énumérations sans intérêt, des sujets qui ne m'intéressaient pas, des invraisemblances, un "humour" que je n'avait pas trouvé… Bref, la présence de ce nouveau titre dans la liste du prochain Comité de lecteurs de la bibliothèque, j'en serai restée là. Et comme il figure aussi au défi Décembre nordique de Cryssilda, j'ai accepté de bon cœur de renouer avec cet auteur. A la lecture de la quatrième de couverture, j'ai bien compris qu'il me faudrait de nouveau faire preuve d'ouverture d'esprit si je ne voulais pas être encore déçue. Rien que l'idée d'un groupe de suédoises mettant sur pied un centre de planning familial au cœur d'une jungle où les rescapés du crash d'un avion ont trouvé refuge… me laisse pantoise. Mais enfin, il ne faut pas avoir de préjugés : j'ai donc plongé sans inquiétude dans ce court récit de 208 pages.

Prisonniers du paradis de Arto Paasilinna.
Éditions Gallimard - Folio, mai 1998, 208 pages.

03 novembre 2018

Un monde à portée de main - Maylis de Kerangal

Ma lecture de ce dernier roman de Maylis de Kerangal témoigne, si besoin en était, de ce qu'offre en heureuses découvertes ma participation à des clubs et comités et lecteurs. Un monde à portée de main ne faisait pas partie de ma wish-list pour cette rentrée littéraire 2018. Je n'ai jamais lu Maylis de Kerengal et le sujet de son grand succès, Réparer les vivants, me tenait à distance. Cette fois-ci, l'auteure nous entraîne dans les coulisses de l'art du trompe-l'œil, de ses techniques artistiques et de la sensibilité des artistes qui le maîtrise. Là encore, je ne m'y serai pas a priori plongée, même si le sujet avait plus de chances de me toucher. Et cependant, quel plaisir de m'être laissée tentée et d'avoir découvert cet auteur à la plume si envoûtante !

Un monde à portée de main - Maylis de Kerangal.
Éditions Gallimard, coll. Verticales, août 2018, 288 pages.

11 septembre 2018

Maîtres et esclaves - Paul Greveillac

Troisième lecture de cette rentrée littéraire 2018 dans le cadre du Rendez-vous des Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 initié par Lecteurs.com... et un c'est un vrai enchantement. Pour mémoire, mon avis de la page 100 disait à peu près ceci : [...] Voici un livre qui commence bigrement bien ! Grâce à l'écriture de l'auteur d'abord, magnifique. J'aime quand les auteurs se donnent la peine de travailler la langue, au-delà de l'histoire, quand ils cherchent à mettre de la poésie dans leur texte. Et là, j'ai été convaincue.
Le récit, ensuite, qui mêle petite et grande histoire : j'adore. L'auteur nous conduit ici dans un village du Sichuan des années 1950 quand la Chine veut montrer au monde que le modèle collectiviste prôné par le parti est une référence : guerre des idées et de territoire (Tibet), la grande Révolution traverse le moindre village, au détriment de la population, sommée de servir son grand dessein.

Maîtres et esclaves - Paul Greveillac.
Éditions Gallimard, 23 août 2018, 457 pages.

16 août 2018

Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 - Avis de la page 100 (3/4)

Je continue avec les bonnes surprises et Maîtres et esclaves de Paul Greveillac. Direction la Chine de l'après seconde guerre mondiale où les gardes rouges tentent de faire table rase du passé pour construire le nouveau citoyen chinois. Et voici un livre qui commence bigrement bien ! Grâce à l'écriture de l'auteur d'abord, magnifique. J'aime quand les auteurs se donnent la peine de travailler la langue, au-delà de l'histoire, cherchent à mettre de la poésie dans leur texte. Et là, j'ai été emporté dès les premières lignes.
Le récit, ensuite, qui mêle petite et grande histoire, et ça, j'adore. L'auteur nous conduit ici dans un village du Sichuan de l'après guerre quand la Chine veut montrer au monde que le modèle collectiviste prôné par le parti peut devenir la référence : guerre des idées et de territoire (Tibet), la grande Révolution traverse le moindre village, au détriment de la population, sommée de servir son grand dessein.
J'ai hâte de connaître le destin de Kewei et, surtout, d'avoir son regard sur sa vie et son parcours, au crépuscule de celle-ci. A suivre...

06 juin 2018

Testament à l'anglaise - Jonathan Coe

Ca commençait pourtant bien : rendez-vous du Blogoclub ET du Mois anglais, cette lecture venait fort à propos. De plus, effort extraordinaire pour moi, j'ai emprunté mon livre à la bibliothèque ! J'ai pourtant hésité par ce que c'est une édition grand format, avec couverture rigide... je n'aime pas vraiment ce type de format. Après avoir hésité à filer à la librairie l'acheter en poche, je me suis dit que j'allais essayer de tenir un peu ma seconde résolution de l'année : après avoir décidé de faire baisser un peu ma PAL, je me suis dit que j'allais aussi essayer de retourner emprunter des livres à la bibliothèque. Sauf que là, ces 500 pages, représentaient un effort bien plus important qu'un simple emprunt en bibliothèque !

Testament à l'anglaise de Jonathan Coe.
Éditions Gallimard, octobre 1995, 498 pages.

25 avril 2018

Les contes de la ruelle - Nie Jun

Cet album m'a tapé dans l'œil sur la table des nouvelles acquisitions de la bibliothèque. J'aime ces dessins pleins de douceur et de poésie, ces couleurs fraîches et printanières. Je suis sensible à ce talent tout asiatique de la représentation d'une nature envoûtante, comme on peut la retrouver chez Taniguchi. On y retrouve la sensibilité des estampes asiatiques, que l'on peut voir sur les éventails ou les paravents. Quant aux quatre histoires qui composent cet album, elles sont, elles aussi, remplies de poésie et de douceur.
Un très bel album pour célébrer le printemps qui pointe enfin son nez.

Les contes de la ruelle de Nie Jun.
Éditions Gallimard BD, mars 2016, 128 pages.


18 avril 2018

Le bleu des abeilles - Laura Alcoba

Après les Rêves oubliés de Léonor de Récondo, voici ma seconde lecture sur le thème de l'exil. Après les souvenirs d'une famille fuyant l'Espagne de Franco en 1936 vers le pays basque, nous suivons le parcours d'une fillette qui quitte l'Argentine au début des années 1980 pour rejoindre sa mère arrivée en France quelques années auparavant. Depuis 1976, l'Argentine est dirigée par la junte militaire du Général Videla qui multiplie les disparitions, les détentions arbitraires et la torture contre les opposants politiques, leurs familles, les amis, les voisins... dans les 500 centres clandestins de détention. C'est là qu'est détenu le père de la narratrice quand elle quitte l'Argentine. Elle partage avec nous la découverte de son nouveau pays, de sa nouvelle langue... de sa nouvelle vie.

Le bleu des abeilles de Laura Alcoba.
Éditions Gallimard, Août 2013, 128 pages.

10 mars 2018

La méprise - Vladimir Nabokov

Ouf ! 5ème sortie de PAL, et deuxième lecture commune avec Lire & Merveilles. Mais douloureuse lecture. J'espère que la prochaine sera moins ardue. Après L'obscure clarté de l'air, de David Vann, La méprise de Nabokov n'est pas non plus une lecture qui se laisse apprivoiser facilement. Comme pour le David Vann, j'ai mille fois été tentée de refermer le livre au cours des premières pages. Au cours du premier tiers en fait... Et ça fait bien long. L'auteur, ou plutôt le narrateur, se perd en digressions et considérations diverses qui m'ont prodigieusement lassée. Après 4-5 pages, le livre me tombait des mains, rendant la lecture encore plus longue et ennuyeuse. Mais, lecture commune oblige, je m'y suis accrochée pour finir par goûter vraiment mon plaisir.

La méprise de Vladimir Nabokov.
Éditions Gallimard, 03 octobre 1991, 256 pages.

01 décembre 2017

Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

Cela fait une éternité que ce livre, qui m'a été prêté, traîne dans ma bibliothèque. Comme la personne qui me l'a prêté avait formulé quelques réserves, j'ai tardé à m'y plonger. C'est le blogoclub qui le fait aujourd'hui sortir de ma PAL (et qui va me permettre de le rendre à sa propriétaire). La lecture de ce carnet d'ermitage de Sylvain Tesson, exilé, seul, pendant 6 mois en Sibérie, dans une cabane sur la rive du lac Baïkal, m'a laissée partagée. Je me suis lassée de ce récit quotidien d'une vie au fond des bois où rien ne se passe... mais j'ai néanmoins quitté avec regret cet univers de solitude et cette nature grandiose.

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson.
Éditions Gallimard, coll. Blanche, 1er septembre 2011, 269 pages.


11 novembre 2017

La salle de bal - Anna Hope

Ce jaune pimpant sur la couverture, qui tranche avec le bleu profond du mur, attire le regard. Le sujet me tentait, parce qu'il était annoncé comme "réalité historique méconnue", qu'il traitait d'un sujet peu abordé, dans l'univers clos d'un asile d'aliénés du Yorkshire, et au début du XXème siècle, là où les pires inventions de l'Homme n'avaient pas encore traumatisé des générations d'humains sur Terre. J'ai découvert un récit subtile, humain, bien loin des représentations que nous pouvons avoir de ces lieux, sans doute parce que le récit s'inscrit dans l'Angleterre de 1911 et que dans cet asile, comme dans d'autres très certainement à cette époque, la frontière entre la folie et la raison n'était si nette.

La salle de bal de Anna Hope.
Éditions Gallimard, Coll. du Monde Entier, 17 août 2017, 400 pages.

01 novembre 2017

Le dimanche des mères - Graham Swift

Comme souvent dans mes choix de lecture, c'est la couverture qui m'a tentée ici. Le mélange entre un intérieur début du siècle avec cette chemise blanche destinée à assurer les convenances, et ce corps féminin très contemporain enveloppé dans un drap rouge plein de promesses, m'intriguait. Le récit d'une rencontre entre deux mondes, celui des aristocrates et celui des domestiques, au début du XXème siècle, comme annoncé en quatrième de couverture, me plaisait également. J'ai donc plongé avec bonheur dans cette journée unique dans l'année des domestiques, celle où ils sont libérés de leurs obligations à l'égard de leurs patrons pour aller visiter leur famille.

Le dimanche des mères de Graham Swift.
Éditions Gallimard, coll. du Monde entier, 12 janvier 2017, 144 pages.

04 août 2017

Magies secrètes - Hervé Jubert

J'ai profité de cette période estivale pour prendre dans ma PAL l'un des deux titres sur lesquels mon choix s'est porté lors du salon Les Utopiales de l'automne dernier. Les Utopiales, c'est le festival de la Science-Fiction qui se déroule chaque automne depuis 17 ans à Nantes. Les Utopiales, c'est du cinéma, du jeu, des costumes, des BD, des conférences... et des livres. Absolument ignorante de ce genre, j'ai choisi deux titres lauréats du Grand prix de l'imaginaire, histoire de m'assurer de la qualité de mes acquisitions. Première lecture donc avec ce Grand prix de l'imaginaire catégorie Jeunesse 2013, présenté comme un joyau du Steampunk, un univers que j'apprécie, au cinéma ou dans les séries télévisées.

Magie secrètes de Hervé Jubert.
Éditions Gallimard, collection Folio SF, Avril 2016, 320 pages.
Première édition Le Pré aux clercs, novembre 2012

21 mai 2017

Douleur - Zeruya Shalev

Je n'avais jamais lu Zeruya Shalev. Si cela avait été le cas, j'aurai su à quoi m'attendre... Car après m'être un peu documentée, il me semble que l'auteure tourne toujours autour de mes thématiques, sûrement très inspirées par sa propre histoire : la souffrance, celle d'un pays, Israël, en proie à la violence, celle d'une famille qui ne sait pas toujours comment s'aimer, l'amour, mais celui qui est passé, souvent idéalisé, au détriment d'enfants que l'on ne sait pas comment aimer vraiment et dont on s'éloigne petit à petit. Prix Femina étranger en 2014 avec Ce qui reste de nos vies, Zeruya Shalev sait exprimer la douleur au sein des familles où beaucoup de sentiments se mêlent, pas toujours sereins et apaisants.


Douleur - Zeruya Shalev.
Editions Gallimard, Février 2017, 416 pages.

21 avril 2017

La terre qui les sépare - Hisham Matar

Direction la Libye avec ce nouveau roman de Hisham Matar, au cœur du régime kadhafiste. S'appuyant sur le récit de la recherche de son père Jaballah Matar, enlevé au Caire et remis à la Lybie en 1990, l'auteur nous conduit dans les arcanes du pouvoir libyen et des relations diplomatiques pas toujours limpides avec le monde occidental et les pays européens particulièrement. Il s'agit d'un ouvrage très dense d'un point de vue historique, qui mêle la "petite" histoire de la famille Matar à la géopolitique de cette région du monde. L'auteur partage avec nous cette quête du père au cours des 20 années que couvrent le roman. Un récit très riche sur l'histoire politique de la Libye et sur la difficulté à faire le deuil d'un père disparu.

La terre qui les sépare - Hisham Matar.
Editions Gallimard, Janvier 2017, 320 pages.