mardi 15 novembre 2016

La Princesse des glaces - Camilla Läckberg

Comment se sentir, enfin, en vacances... grâce à un bon polar ! N'ayant encore jamais lu Camilla Läckberg, je me suis dit que cette Princesse des glaces est une bonne occasion de prendre le frais sous la chaleur de cette mi juillet (oui, mon billet est prêt depuis des siècles, mais il a tardé à sortir...). Direction donc la Suède pour une plongée dans le passé trouble d'une petite ville de la côte ouest du pays. Deux suicides qui ne semblent pas être ce qu'ils sont réellement, une ancienne enfant du pays qui peine à se séparer de ses souvenirs et de la maison familiale, et une enquête conduite au cœur du pays et dans le passé de ses habitants.

La Princesse des glaces de Camilla Läckberg.
Éditions Actes Sud / Babel noir, 2008. 509 pages.



Présentation de l'éditeur :

Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables.
Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard – encore une mise en scène de suicide...



Ma lecture :

Au moment d'écrire mon billet sur cette lecture estivale (c'est à dire en septembre...), grosse frayeur : "mais non, je ne l'ai pas lu !" "il me semblait bien pourtant..." "non, je ne me souviens pas de quoi il parle...". Lecture de la quatrième de couverture... RAS. Pas la moindre petite réminiscence. Ce n'est qu'en relisant ce qu'en disaient d'autres blogueurs que la mémoire m'est revenue, petit à petit... Je ne dirai donc pas que ce roman m'a particulièrement marquée. Si j'ai peu la mémoire de mes lectures, il est très rare que je les oublie si vite, à peine deux mois après les avoir lu.

Pourtant, je ne dirai pas aujourd'hui que j'ai été déçue de ce polar. Je l'ai lu très vite (trois jours pour 500 pages, c'est rapide pour moi), ce qui explique peut-être qu'il ne m'en soit rien resté. Et si je l'ai si vite englouti, c'est que je me suis prise au récit et que le suspens entretenu par l'auteur était à mon goût.

Fjällbacka en hiver -scène du récit



On avance dans ce récit avec Erica, une jeune femme qui revient sur les terres de son enfance, qui sont aussi celles de l'auteur, dans la maison familiale qu'elle va devoir se décider à vendre. Au cours d'une balade, Erica croise la route d'Eilert, un vieil homme qui vient de découvrir le cadavre d'une jeune femme, amie d'enfance d'Erica.

Les 500 pages du roman relatent l'enquête menée par Erica et son amant, l'inspecteur Patrick Hedström. Au cours de celle-ci, le lecteur découvre les petits travers des membres de cette communauté, et comprend que le dénouement du récit trouve sa source dans le passé de chacun. Même si tous les détails n'y sont pas, on imagine assez vite le drame qui a pu se jouer 25 ans plus tôt et la raison des tensions qui s'expriment encore aujourd'hui.

Parallèlement à cette enquête, on suit l'évolution d'Erica, le deuil de la perte de ses parents, la relation à sa sœur, et cette histoire naissante avec Patrick. Peut-être le personnage d'Anders, l'artiste maudit, et de sa mère donnent-ils un peu d'épaisseur au récit. Mais c'est trop peu.

Au final, l'histoire n'est pas déplaisante, on va (vite) au bout du roman pour connaître le dénouement... mais il en reste un sentiment de platitude. Même la vie d'Erica, qui aurait pu faire jaillir quelques rebondissements, évolue de manière assez convenue, à la manière des contes de fées où tout finit bien (ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants).

Bref, je n'en dirai pas plus : un polar paisible, vite lu, mais qui ne marque pas les esprits. Pour une transition entre deux textes plus marquants...
Fkällbacka (Suède)





      
  








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire