samedi 4 décembre 2010

Le meilleur des mondes - Aldous Huxley


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Présentation de l'éditeur :

Bienvenue au Centre d'Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. A gauche, les couveuses où l'homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. A droite: la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui feront plus tard son bonheur. Tel foetus sera Alpha - l'élite - tel autre Epsilon - la caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle ...
La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu'avant l'avènement de l'Etat Mondial, l'être humain ait été issu d'un père et d'une mère ? Incroyable, dégoûtant ... mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir: intégrer cette nouvelle condition ou persister dans sa démence ...
 
Ma lecture :      

Selon moi un livre plein de promesses qui nous conduit vers une réflexion sur la nature de notre société, sur son évolution et son avenir, plus ou moins proche ... Mais promesse non tenue ... Le futur m'est apparu trop éloigné de notre présent pour être simplement crédible ... à moins qu'il ne soit trop proche ... on peut d'ailleurs se poser la question quand on avise les personnages et leur total manque de sens critique. Un monde si lisse, sans passions, qu'il en est désespérant. Ce monde du futur m'a semblé beaucoup trop asceptisé, trop blanc, trop SF à mon goût. On a du mal à se sentir proche des personnages et à partager leurs sentiments, ou plutôt leur absence de sentiments. Leur perception du monde est en telle opposition avec celle qui est la notre, leurs sentiments sont si éloignés, qu'il m'a été difficile de ressentir une quelconque empathie.
Quant aux sauvages de la réserve, ils m'ont déçue aussi. Trop "sauvage". Je m'attendais à trouver dans cette réserve des humains rescapés de notre monde actuel, ou du moins de celui de Aldous Huxley. Au lieu de cela, on tombe dans une véritable réserve primitive, caricaturée avec ces cérémonies et transes, ces corps peints, ... On se retrouve dans une réserve de la fin du XIXème siècle ... Ou du XXIème siècle. Mais quel intérêt de rapprocher ces cultures de ce qui pourrait être notre futur ? Huxley aurait obtenu le même résultat, à mon avis avec beaucoup de force, en rapprochant ces hommes du futur de ceux des années 30.
Cet écart manque de subtilité à mon goût, mais aussi de réalisme. L'importance accordée en fin d'ouvrage, à Dieu, à la religiosité, nous place à côté de toute réflexion sociale. Une réflexion qui aurait pu être sociale, philosophique, se place délibérément, et uniquement, sur le plan spirituel. Une bataille entre le Dieu des chrétiens et celui des hommes du futur (Ford ...). Je n'attendais pas cela de ce livre. 


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