
Pendant longtemps, je ne me suis pas autorisée à lire autre chose que des essais, politiques, économiques, philosophiques, sociologiques... ou des classiques, ayant du mal à faire de la lecture un moment de détente et de loisirs et pas simplement un outil d'apprentissage et de développement. Peut-être un biais introduit par les injonctions de l’École où la réussite scolaire passe par la Culture, littéraire notamment. Peut-être parce qu'après mes premiers plaisirs de lecture, grâce à Agatha Christie notamment, mais également aux récits pour enfants et pré adolescents comme les romans de Pierre Véry, Andrée Chédid, Emilie et Charlotte Brontë, la Comtesse de Ségur, ou encore la série des Alice de Caroline Quine... il a fallu entrer dans le moule des lectures scolaires imposées et qu'il n'y avait plus assez de temps pour les lectures plaisirs. Aujourd'hui encore, j'ai parfois mauvaise conscience à "perdre mon temps" à ces lectures "futiles" quand mon travail justifierai nombre de lectures, d'essais ou d'articles, me permettant d'affermir ma culture professionnelle et politique. Mais je résiste, ayant retrouvé grâce à ce blog la satisfaction d'une lecture "plaisir". Cependant, comme les lectures ne me semblent pas devoir être exclusives, j'ai choisi de renouer, au moins ponctuellement, avec la lecture d'essais, quitte, comme m'y a autorisé Daniel Pennac, à sauter certains passages qui me paraissent trop rébarbatifs.